Cette semaine, j’aime #4

Le dernier article de la série « Cette semaine, j’aime » était consacré aux découvertes dans les galeries bruxelloises. Fin janvier, je me suis à nouveau rendue à Bruxelles pour faire le tour de plusieurs galeries. Cette journée a été, comme toujours, très riche. Je vous présente quelques propositions artistiques qui m’ont plues, mais avant cela, j’aimerais vous faire part d’une observation que j’ai pu faire lors de cette journée.

Lors de mes visites, j’ai été frappée par la diversité des espaces proposés par les galeries. En effet, certaines possèdent un espace d’exposition très réduit, qui s’étend sur quelques mètres carrés, alors que d’autres bénéficient d’une surface gigantesque, s’étalant sur plusieurs niveaux et parfois plusieurs bâtiments. J’ai même visité deux galeries dont les espaces d’exposition étaient répartis à deux adresses différentes ! Le style d’accrochage privilégié est bien souvent le White Cube, mais quelques galeries mettent en place des ambiances plus feutrées, plus particulières, plus intimes. J’ai relevé également que les galeries pouvaient soit prendre place dans des anciens hôtels de maître, l’exposition se développant alors plutôt en hauteur, dans les étages, soit dans des espaces de type plutôt industriels, l’exposition prenant place alors dans de grands espaces ouverts. Cette diversité rend le parcours entre les différentes adresses d’autant plus intéressant, surtout quand c’est la première fois que l’on pénètre dans ces espaces. Car à chaque fois qu’on pousse la porte d’une galerie, un nouveau monde s’offre à nous…

Voici donc les oeuvres que j’ai particulièrement appréciées en visitant les galeries bruxelloises. En fin d’article, l’exposition que je vous présente n’est pas celle d’une galerie mais une exposition que j’ai vue la même semaine au MUHKA, le Musée d’art contemporain d’Anvers.

Anita Molinero, à la Galerie Valérie Bach

15.01 – 05.03

Les sculptures d’Anita Molinero sont réalisées à partir de matériaux récupérés et des matières synthétiques qu’elle maltraite. Elle utilise un chalumeau pour transformer la matière La matière en fusion crée des formes gluantes, boursouflées, flammées, … Les oeuvres qui en résultent sont figées dans leur fonte, stoppées dans leur métamorphose. Le mur qui traverse toute la galerie est particulièrement impressionnant, offrant un relief rappelant la roche rongée par l’érosion.

Anita Molinero - 1

Anita Molinero - 4   Anita Molinero - 2

Anita Molinero - 5

Anita Molinero - 3

Galerie Valérie Bach

Chiharu Shiota, à la Galerie Daniel Templon

14.01 – 20.02

Chiharu Shiota a tissé sa toile à la Templon Gallery. Avec Sleeping is like death, elle a créé un monde un peu inquiétant, tout en noir et blanc, un monde dans lequel elle nous invite à circuler. La structure enserre en son sein trois lits, comme des invitations au repos. La toile évoquerait-elle ce monde complexe et intime du rêve ? Néanmois, le titre de l’oeuvre renvoie également au sommeil éternel … Le même système de réseau de fils noirs est également appliqué à des toiles ou à de plus petites sculptures également exposées à la galerie.

Chiharu Shiota - 2

Chiharu Shiota - 1

Chiharu Shiota - 3

Chiharu Shiota - 4 copie

Galerie Daniel Templon

Isabelle Cornaro, à la Fondation d’entreprise Hermès

15.01 – 27.03

Pour La Verrière de la Fondation Hermès, Isabelle Cornard a conçu une installation spécifique. On y retrouve ses préoccupations pour la couleur, la perspective et les structures géométriques, dans lesquelles elle fait intervenir des éléments de la culture populaire, ici des pièces colorées, des bijoux et des minéraux. L’oeuvre fait naître chez nous une certaine tension, nous sommes partagés entre les blocs imposants qui nous tiennent à distance, et l’envie de nous approcher pour observer de plus près les petits objets posés sur les différents volumes.

Isabelle Cornaro - 1

Isabelle Cornaro - 2

Isabelle Cornaro - 4   Isabelle Cornaro - 5

Isabelle Cornaro - 3

Fondation d’entreprise Hermès

Hüseyin Bahri Alptekin, au MUKHA

16.01.15 – 31.01.16

Hüseyin Bahri Alptekin - 5
Hüseyin Bahri Alptekin, H-Facts : Hostility/Hospitality, 2003-2007.

« Je scrute la beauté et la vulgarité, et la relation entre les deux. » Cette phrase peut résumer à elle seule le travail artistique d’Hüseyin Bahri Alptekin (1957 – 2007). Le MUKHA a consacré à ce grand artiste turc une rétrospective, dont le titre, Luxe démocratique, évoque bien cette ambivalence. Alptekin s’est beaucoup intéressé aux traces manifestant le développement d’une économie capitaliste mondialisée : il observe l’essor des échanges commerciaux, les mouvements des hommes, et la circulation des images. Cette rétrospective regroupe des oeuvres d’une grande diversité : installations, photographies, sculptures, textes en néon, vidéos, mais aussi dessins et notes d’archives.

Hüseyin Bahri Alptekin - 1
Hüseyin Bahri Alptekin, Global Digestion, c. 1980 – 2007.
Hüseyin Bahri Alptekin - 4
Hüseyin Bahri Alptekin, Tremor Rumour Hoover, 2001.
Hüseyin Bahri Alptekin - 3
Hüseyin Bahri Alptekin, Cidade, 1999.

MUHKA

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